Charles Pennequin et Armée Noire

PERLIN-PINPIN

19/12/2014 - 14:38

La pensée est un objet comme les autres. Penser c'est faire étriller le langage même de la pensée.
La pensée dépense autant de temps qu'un autre objet. La pensée est dépensière autant qu'un autre objet peut l'être à l'achat d'un objet même s 'il est muet ; La pensée prend son temps quand elle essaie de s'articuler sur des membres de mots. L'objet de la conscience de se mettre en avant en passant par le cerveau (donc par la tête) fait partie de cet objet qui ne cesse de se dire et de se dé-dire à l' objection faite de la tête dictant le cerveau par la force de la pensée qui se langage tant qu' elle peut pour essayer de faire un pas (si tant est que la pensée ai des pieds) vers toute sa tête qui ne veut pas se soumettre en se débattant autant qu' elle peut dans un patchwork langagier. C'est dans l'objet de cette conscience qui se dicte à la pensée ce qu'elle doit être verbalement ,consciente ou inconsciente, qu' elle se préserve de toute action par la suite qui en deviendrait définitive. Le mot dépassant la pensée en action qui se dédit en se faisant des courbettes de ronds de jambes de danseuse verbale.
Ce qui implique un procès à l'attentat de:
l' impotente pensée dictatrice des mots à la souffrance verbeuse, que les ronds de jambes ne suffisent pas à faire des phrases et que la pensée fait des pieds et des mains pour admettre que ce qu'elle croit être le meilleur pour le cerveau, c'est en passant par le langage qui est désarticulé avant qu'il ne s'angoisse et ne s'articule qu'en s'angoissant.

Ce qui s'en suit est :
Un pas en arrière c'est la vie qui fait des faux,
un pas en avant c'est la vie qui marque le départ, partir c'est mettre ses jambes en action, c'est se souvenir, que les jambes peuvent avancer. En reculant on peut mieux sauter, mais le temps du recul ne permets plus alors de pouvoir avancer correctement vers la destination qui s'impose qui est imposé par un sentiment que quelque chose peut se produire à l'instant même du moment où la question des jambes de partir est en réflexion d'avant le mouvement, la répétition des jambes d'avant le départ et de la concentration pour avancer avant de partir, la réflexion de savoir pourquoi ce départ des jambes avant que le cerveau ne puisse les emmener là ou la pensée doit les faire aboutir, c'est peut-être qu'il y a peut-être autre chose d'autre dedans, d'avant cette danse d'un pieds en avant, d'un pieds en arrière : d' une danse indécise. Une indécision consciente en apparence immobile, une envie de mettre le pieds droit en avant d'abord, et d'y mettre le pieds gauche ensuite, mais qu' avant d'y mettre le pieds gauche, il est fondamental d'y avoir avancer le pieds droit, ce qui, dans cette situation donnée , n'est pas le cas, car : pour l'instant les jambes ne veulent pas suivre ce qu' a dicté la pensée par la conscience, que c'est la pensée qui fait donc un pas en arrière tandis que les jambes restent immobiles, inconsciemment . La pensée est un moignon,elle n'a pas pieds, la jambe, elle, à des pieds, la pensée, elle, n'a pas de pieds, même si elle épie la moindre envie des jambes de mettre le pieds à terre en passant par l'intervention du cerveau, afin d'obtenir le moindre soubresaut de vouloir partir, quand la tête, elle, essaie de cacher aux jambes la pensée. Il est probable qu'il est impossible de cacher quelque chose de la pensée aux jambes, mais il est probable aussi que la tête empêche la pensée d' avancer, les jambes par les pieds de la tête au cou en passant par tous les organes qui tournicottent dans la tête afin d'arrêter la pensée et qui du coup évitent de lui faire faire quoique ce soit, dans la version où il y a tellement de possibilités d'avancer ou de reculer que les jambes ainsi que le corps entier ne bougent pas.

Il peut y avoir une pression sur un bouton, qui peut déclencher un va et vient des pieds à la tête qui forment une danse précisément fabuleuse et indécise et très belle qui fait balancer le corps d'avant en arrière et tourner le dit corps de façon à ce qu'il ne sache plus dans qu'elle direction se trouve ni l'avant ni l'arrière ce qui en revient à ce que la pensée passant par la tête se repose la question du pourquoi avancer plutôt que reculer ou de reculer pour mieux avancer en y mettant les pieds dans le plat en tournoyant, qu'il n'y a pas d'autre solutions de toute façon, à moins de rester immobile. Pendant tout le temps que dure cette pensée, et ce, jusqu' à ré freiner ce que la pensée pense par les pieds et que la pensée même oublie de penser , sa pensée qui empêche d'avancer en démobilisant l'immobile mais en oubliant soigneusement ce qui faisait l'objet de ce pas en arrière ou de cette situation de rebrousser chemin sans pouvoir avancer en aucune sorte vers quelque espérance que ce soit vers quelque futur se poser et à se demander s'il ne vaut mieux pas rester immobile tout de même pour ne pas avoir à se soucier de ce qu'il y avait à y faire, si d'avancer ou de reculer était le bon choix, alors que l'immobilité s'imposait et de faire en sorte oublier à la pensée ce qu'elle avait et devait faire, pour qu'il n'y ai plus par la suite cette immobilisation des jambes, des pieds à la tête qui s'angoissent.

Pas de pieds N°1 : un pas en avant de sorte que le pieds arrière doit suivre le pas précédant, mais que le pas de devant revenant en arrière, empêche le pas de derrière de passer en avant ce qui signifie : retour à l'immobilisation.

Pas de côté N°1 : si la pensée imagine un mur en face de lui, le pieds gauche fait un pas de côté tandis que le droit attend le complet allongement du pieds gauche sur la gauche, de sorte que le pieds gauche entraîne le pieds droit vers la gauche, mais que celui-ci hésite en revenant au milieu du corps parfaitement droit, de fait, le pieds droit, resté immobile, semble ne pas avoir percuté, ni bronché. Le tout restant clairement immobile.

Pas de pieds N°2 : quand à la pensée qui suit : le pieds droit recule et le pieds gauche attends que le pieds droit soit complètement positionné pour qu'il puisse avancer en arrière, si la pensée insiste c'est que c'est en arrière qu'il faut avancer alors que la tête décide le contraire, l'immobilité revient alors comme auparavant tout en sachant qu'une action du pieds gauche à été faite vers la gauche avec une telle brève hésitation, qu'elle revient au centre du corps, de sorte que l' essai qui permettait au pieds droit d'avancer et d'être ainsi soulagé, est remis en question par le pieds gauche, car si le pieds droit avait avancé en reculant, c'est tout le corps de la pensée qui reculait ce qui signifiait au fond un recul profond de la pensée , que la pensée elle-même ne veux pas s' avouer qu'elle est en quelque sorte un objet et qu'elle ne s' avoue pas vaincue de penser, car la pensée est un objet pensant qui se dépense sans compter sur le dos de la tête dans l'inconscience du corps porté par la conscience qu'une chose grave peut-arrivée mais qui est aussitôt effacée.

Le Pas de côté N°2 est le même que le pas de côté N°1 mais inversé, il est donc inutile de rappeler qu'il suffit d'inverser le pieds droit et le pieds gauche pour signifier l'évidence de l'immobilisation du corps tandis que la pensée ne cesse de vouloir courir loin au devant, au delà du mur, et que le cerveau, lui, est au dedans du mur ce qui permet à la tête de récupérer tout ce qu' elle peut pendant ce laps de temps très court d'où court la pensée au delà du mur qui permets au cerveau l'immobilisation de tout le corps dans cette pensée que la pensée même ne veut pas , plus voir, pour l'instant, étant de l'autre côté du mur, et à l'instant où je vous parle, rien n'est décidé, ce qui permets de remettre à demain ce qui peut être fait aujourd'hui, car les jambes et les pieds et la tête et le cerveau ne sont pas d'accord ensemble avec la pensée pour aujourd'hui. Je remets donc à demain, aujourd'hui ce que je devais faire hier pour qu'enfin j'évite que la pensée ne me fasse retomber à ce que je devais faire aujourd'hui , tant et si bien que tout le corps reste en inertie pendant ce laps de temps permettant à la tête de se régénérer pour enfin savoir ce qu'il faut faire, de sorte que : aujourd'hui soit un hier reconsidéré jusqu'à demain ;

maintenant, je peux réconcilier la pensée avec le cerveau, la tête avec les jambes et le langage d'avancer.

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