Charles Pennequin et Armée Noire

Le grossissement

08/03/2015 - 13:42

( La version publiée ici n'est pas corrigée, il y a donc comme souvent, des fautes. )

Je publie ici l'extrait d'un texte en cours d'écriture.
Ce dernier devrait être bientôt terminé, disons, arrêté.

Deux titres  : Le grossissement / Diminutions

Pour ce texte j'ai travaillé une manière d'écrire, une méthode, un processus. J'ai fait gonfler le texte de son centre, texte écrit par ajouts successifs par coupures par accoups.
J'ai essayé à chaque reprise de nouer le texte et de le libérer. De briser une possible narration tout en façonnant des restes des suites des traces des indices. C'est une boule en acte.
Je n'ai pas joué la forme boule pour faire la boule. Mais bien écrit en boule. De manière concentrique. Pendant. Je souhaitais me rapprocher de mon crâne et faire imploser le fil de ma pensée,
du ou d'un des fils de la pensée, en acte, éloigné de la forme.

 

08-03-2014

 

 

Tout a été effacé. L'écriture ne sera plus linéaire. Remis. On a tout repris du début. L'inutile-traîne mais l'avis à changé. C'est l’ellipse. On s'est caché dans la méprise. Le colis est posé. On a changé d'avis. On a changé. La phrase est ici débordante. Débordé. Il nous faudrait peindre les visages de notre temps. Jamais sûr. Variants. Avec le temps les mots deviennent des signes. On se souvient des tableaux. Et les signes des traînés de noir. La traîné dansante du langage. Ombres anachroniques. Je suis devant cette suite de lignes vagues. Au centre. À plat. Se démettre. On écrit par le milieu. Entre deux murs de terre de boue et de sac de terre et de boue. On revient. On se plonge. On marche fer en main on trottine binaire. Je dois m'extraire. Me faire couler. Yeux fermés corps cosmos. Pour commencer je dois me noyer. Provoquer. Page manquante. On va donc comme tout le monde commencer ainsi. Nous allons aller. Chercher notre temps. Nous allons manquer. Dans les décombres de la tranché du texte. On va se faire lancer. Se débattre dedans. On a rien eu. Avancer tête en terre bras le corps. Fer en pointe. Ce sera le commentaire de notre quotidien. Elle laisse tomber le fruit de son épaule. L'image du fusil du bruit de la nuque brisée dans la vidéo. Je ici. Une marre dans laquelle il nous faudra déchiffrer. Elle se défait entièrement. L'image. Devenir mutin. Chaque développement est diminué. Entrer mot de passe. Ce sont quelques courbes précises qui se joignent. Maintenant. Ce pourrait être un film qui ne commence jamais. Une diminution. On va devenir comme tout le monde. Un code. Nous allons apparaître. Habillé d'une peau par dessus les os et l'ombre. Elle se tendre. Puis le récit sera refait. La nuque. La narration est incomplète. Comme tout le monde. Je vais devenir tout le monde. Faire des trous de boulettes. Je fus un enfant. Exploser en son centre le texte. Elle étend ses jambes le long de mes yeux. Je dois m'extraire. Méthodiquement. Teindre. Saboter toute suite logique. Tramer. Voir creuser encore des lignes des pupilles. Lui rentrer dedans par coeur dit-elle. Des ombres dessinées par l'éclairage artificiel du fond de la salle. Un cinéma vide dans un bateau ivre. De notre temps. Ou compléter. Je suis

 

 

rentré dans la peinture puis ressorti. Littérature fragments. Suite. Elle s'attire. Documents. Commencer par une noyade. Rendre ou réparer. Sur table. Sauter par dessus les points. Taire. Rassembler les indices relier. En chien de fusil. Tous prêts à se faire charger. Le fusil de son lit. Hors société. Se déterrer. Embolisme. Faire une image fermée. C'est comme ça qu'on est est ce qui ce dit. Dans un bois. Un rondeau. Tremblant dans un liquide chaud. Elle ouvre la bouche. Où tout vibre et vague. La trappe. Je me jette la tête la première. Une couche. Une accumulation de corps. La grève quotidienne. Je suis une corde ouverte sur la nuit. Son carton. On commence par s’étaler du milieu gonflé. Un cordon. On détale à l'intérieur de soi. Un habit d'os ayant pour fonction le tenant du manteau de peau. Puis c'est une bonne pelletée de terre. Dix ans de boite. Pour finir qu'on reçoit. Un tableau. On s'étire. Pour commencer je me suis noyé. Il lui a fallu aspirer le bois de ses cendres. Trinquer. Étalé sur ce long tissus ocre la colle de peau. Noyé dans les mots qui ne viennent pas. Peindre une première couche. Elle écarte ce qui la fait tenir. Tout est parti du centre. D'ici. D'un manque. Seconde couche. D'un gonflement. D'une volonté de ne pas. Dans le bourdon de mon crâne. Puis d'ici. Du mal-être des villes. Une surface blanche neutre blanc. Un arrêt de bus blanc lumière. Du sanglot des routes. Le corps est une caisse. Le corps se repose. Bourré de salpêtre. On remet un coups. On se double. Il doit croiser le trait étirer l'encre faire grossir ses signes noirs. Dans le silence des phrases. Une terre retournée. De tous les mots qu'il manque. Rien ne fonctionne pas nous. Sans image. Notre face du monde. Pores exacerbés tout coule. Fuit en avant. Des figure regardent. Par accident. J'ai pris racine. Elle laisse échapper son sexe par la nuque. J'ai enterré. Tout à fleuri du centre et poussé par la cime. Se mettre au point. Dos au début. Une jambe est plus haute que l'autre on voit la cuisse. On entend dire que tout brûle. Le fichus glisse jusqu'aux genoux. Courbé. Dos à la lumière. Crâne apparaît. Explorer les coins. Noir comme un signe. Sourd comme un chant. Une liberté en bois massif. Au bout de bras droits des mains tremblantes. Le creux de ses doigts.

 

 

Crispé. La lettre A. Je commence sans préparation. Reprenez du dessert. Est la lettre C. Une suite de sous couches. Morts chacun sa plaque. Nous rejoignons le champs. Le costume du peintre. Le monde. On se demande. On tombe. Susurre. Je m'improvise. Je m'apprivoise. Je m'évite. Il faut bien passer par là. Perdu dans la langue. Tout effacé il ne dit rien. Il est mélangé. Scribe de bruit. Un ensemble de documents. Notes. Il ne dit plus rien. On en a trop fait. De découper les routes. Je parcours le paysage de sa main. De dire qu'il y avait une littérature surpassée. Son bras tombait dans le sens de son menton vers la courbe de son dos. Qui précède le moue de sa fesse tombant encore jusqu'au pied cet animal de forme. L'autonomie. Sur la table mis à plat tout. La poésie. Je vais me passer. Déjà fait. Dessiner le texte du milieu. D'extérieur c'est toujours comme si. Creuser dedans. Génération porte voix. Géographies dépressives. Chercher d'où ça vient. Les murs d'une pièce grise et molle sur lesquels persistent des marques d'ongles. Génération. Je vais diminuer. Me passer. Au parloir. Me pencher. À la barre. De ses coups. On peut être tue par la peur d'en avoir trop dit ou pas assez vu. Si je savais. Si j'avais lu. Patienter. J'ai démissionné. Elle s'allonge dans ma tête. Sur table dans le tableau. Mais je n'en sais rien. Et la forme. Il va falloir tenir son bout d'os. Il ne faut rien. Ni rebond ni flux car rien ne coule. Reflues. Rien ne suit. De dentelle. Chercher son temps. Ce qu'il laisse fuir. Et le fond. On va s'y tenir. Au fond. Changer le cap. Marcher. Essayer d’. Évacuer tout ces mots pendu en nous mots qui nous flottent au dessus. Il nous faut nous extirper du processus déçu d'une langue habituelle. On va s'évacuer. On va se tirer de là. Nous sommes vieux. Supposés. Comme le gars dans notre dos qui hurle sur le boulevard depuis des plombes. Il faut se tirer de là tout de suite. Héliosphan. Puis l'autre avec son verre. Se tirer des plombes. Plutôt que de rentrer dans le sujet. Il montre de son doigt son auréole. Tomber des nus. Traîner la nuit. Il faudrait se lécher. Celui du hurlement. Celle des herbes hautes. Elle est nu sans plus. Du chant de ses signes gris. Ou de la douleur physique oubliée des villes. Ce serait un film sans fin sa négation même éclairé d'encre

 

 

noire. Un sous titre permanent. On regarde les figures de prêt jusqu'à voir dedans. Puis plus rien. L'étalement de ses courbes. La surpris est terminé. Nous pouvons constater que la figure n'est pas finie. Et le tableau. La philosophie. Nous nous transformons comme les arbres. Nous méditons. Il n'y a pas de fin en soi. Comme une nappe de ciel. Mais celui qui hurle depuis des plombes. Une multiplicité de petites fins en soi. Une multitude de cognes et de trous. De documents. De brumes. De petites fuites. Qui hurlent comme une bête. On s'étire. Nous cherchons un temps. La tranché. On s'étend par le centre. On fait des ronds des boucles comme des bourgeons des sabots. On se tiens. L'écriture. Feu en main. Nous bougeons la tête. Parole épaisse bourdonne bruit. Feu au corps. Pas en avant. Couper brute dans le texte. Tous ses matériaux aphones. Elle. Couper matériel dans le texte dans sa pâte son physique son mot. Sa pâtmot qui dite haut fait souffle. Se désagrège. Introduit dans l'air qui se fait bande et qui de ce fait passe. Son son. Se fait passer. Entre tout droit dans le physique ancré du texte. Sa coupe. On passe par la parole comme par un trou noir. Ou oublie. Court. Coupé net par la trace ou la pensée. La poésie . Est un fonctionnement agrafique. Entourée de deux signes noirs. Le temps sépare l'espace soleil respiratoire. Les fins sonnes mais on n'y peut rien. On n'entend plus un mot. On siffle. On gueule. Guerre. Tout d'humain le dit. On entend pas finir là. Elle se touche. On veut tous pareil. Tout d'humain le dit. À bout de bras des tonnes d'images en tête. L'histoire est lourde. Elle se touche. On ne sait plus très bien. Parole programme sentence réclames formules ou abandons. Odeurs. Dis-le qu'on te-dit. On se tiens prêt debout. Ton futur c'est le pognon de l'ennuie. Un parfum de peau nous meut. On n'entend pas. Les deux pieds dans les lignes. Le vide dans les bras. Sans armes. Et le texte qui grossit. Fleur au fusil dans la bouche grosse pogne. La vie qu'on engraisse. La vie qu'on angoisse. Nous cherchons dans les écrans nous tournons dedans comme dévorés par le feu. Les bottes qu'elle porte. Elle m'allonge. Nous cherchons notre visage. On pose ses points puis on en fait tout un tas. Toute une histoire. Un roman de con. Un

 

 

 

 

Très fort, densément

Très fort, densément angoissant.
Le poème en infusion garce, sous la presse urgente, il pisse des mots de sang sous l'accélération dans les veines.
L'impuissance à faire sortir comme ça doit, si possible sans césarienne.
La réalité se cogne dans le dedans, la sale musique qui rend dingue.
Ça part du centre pour trouer la peau pas encore tendue.
Je vrai poème je suicide mon moi calme.

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