Charles Pennequin et Armée Noire

révolution

au France

19/10/2008 - 21:56


"c'est quoi ces vers courts, ces petits excès d'émotions, ces petits jalons de traditions, hein c'est rien d'autre que du p'tit pain espèce de p'tit coquin va, va boire du vin et arrête de dire 'hein!' 'hein!', on dit excusez-moi on dit pardonnez-moi on dit pas hein comme un chien aboyant des heins à la lune comme un p'tit chien, t'es un chien alors ferme ta gueule ok, ferme ta p'tite gueule de chien, et ta chienne elle est où, elle fait encore chier son monde hein, hein quoi faut dire excusez-moi?!, mais pour qui tu't'prends p'tite fiotte, tu parles à ton père pas à tes tepo ou ta reum, tu parles à ton repe là, alors tu vas fermer ta p'tite gueule de p'tit con à la con, quoi je me répète? j'me répète si j'veux p'tit connard, et dire que j't'ai fait avec ta mère, j'aurais mieux fait d'me péter la gueule, au moins j'l'aurais pas monté et puis on s'rait tranquille. j'te d'mande c'est quoi ces p'tits vers courts là, hein? c'est de la poésie, mais t'y connais rien, moi j'suis poète moi, avec les collègues au France on est tous poètes nous, ouais des vrais, des vrais poètes, pas des p'tites fiottes pleines d'émotions, tu f'rais mieux d'faire moins de popo et plus de boulot. vous êtes tous des feignasses les jeunes, que des p'tites salopes et dire qu'on paye votre chomdu, quoi? vous allez payer nos retraites? bhen encore heureux p'tit connard, on vous a pas fait pour rien dit donc. va voire ta mère au lieu d'pleurer comme ça, tu'm fais honte! t'es honteux, va dans ta chambre faire tes p'tits vers de p'tite salope.” voilà c'que j'lui ai dit à ce p'tit connard de fils. eh ouais les mecs, moi mon fils i'm respecte ce p'tit con, il est trop sensible, comme sa mère, puis il boit pas ce p'tit salop sait pas tenir l'alcool, pas comme son père, fume même pas même pas du shit, s'il en fumait j'pourrais lui foutre des roustes mais fume même pas ce p'tit con, fait que des vers, des p'tites saloperies pleines d'émotions il dit, pleine de conneries j'lui répondis, hahaha, il m'a dit qu'j'avais fait simple, j'ai dit quoi, tu dis qu'c'est simple c'qu'j'dis? hein, au lieu d'émotions tu ferais mieux d'aller en formation, d'aller bosser, gagner ton pain, mais ils comprennent rien ces p'tits connards, rien du tout. puis on a beau faire, z'ont aucune éducation, savent pas dire bonjour ni merci, sont indisciplinés ces p'tits cons, ça fait chier mais qu'est-ce tu veux faire René, y'a rien à faire, on est foutu, c'est le progrès, c'est le progrès qui nous a tué, c'est le progrès j'vous dis. on était mieux avant va. z'ont pas connu ces p'tits cons, c'était pas l'Amérique pour nous, c'était 68, bhen c'était pas d'la rigolade la révolution! surtout pour nous, hein les gars, qu'on balançait des pavés à la gueule de ces p'tits étudiants d'mes couilles! ha les salauds z'ont bien presque tout fait sauter ces p'tits enculés, on aurait du les enculer, à sec, c'est eux les politiques maintenant, c'est ces p'tits connards de soixante-huitards, j'vous dis, n'aurait mieux fait de les enculer en 68, au moins ç'aurait réglé le problème tout de suite. bah quoi j'parle, faut bien, Gislain, faut bien qu'j'parle, il m'reste que ça, parler, ici, avec vous, devant mon demi, j'me fais chier toute la semaine pour nourrir ce p'tit connard au chomage et sa mère, elle aussi elle pourrait bosser, j'ai été trop bon j'vous dis trop bon trop con! v'là c'que j'dis. trop bon trop con! c'est moi ça, ouais les gars c'est moi ça trop bon trop con! puis c'est que même le demi il est pas donné maintenant, mais c'est la faute à ces soixante-huitards et leur Europe à la con, et leur euro d'merde qui nous fait chier, c'est dégueulasse de faire payer 3€ le demi, c'est des prix d'riches des prix d'riches, quoi j'me tais? tu veux que j'me taise p'tit con, toi aussi tu veux en prendre une, tu veux qu'j't'encule hein! alors ferme ta gueule avant que j't'éclate. fait moi pas chier, j'supporte plus, j'ai plus vingt ans,  y'a des trucs à cinquante ans qu'on supporte plus, les p'tits cons comme toi j'supporte plus alors tu la fermes ta gueule sinon j't'éclate ok. aller va t'faire enculer. va niquer ta soeur, va sucer ton père. quoi? mais bien sur que j'dis du mal de ta famille, j't'ai dit d'aller sucer ton père alors t'attends quoi hein, aller vas-y espèce de fiotte, jeune con va, casse-toi avant que j't'en mette une.

 

LE PERE DUCHESNE

04/02/2011 - 00:51

ET SON POTE MOUSTACHE

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Strass et ses Stries désastreuses

13/08/2009 - 12:38

(avril 2009)

 

Prière du Pire.

 

Orage. Au désespoir. Oh, haines et mitraillettes.

Otages d’autant d’OTAN en portes se levant. D’al… armes.

Hommage aux magnifestants. Fêtant nos fantômes. En larmes.

Dommages. D’eaux polluées, d’os dépouillés. Paillettes.  

 

Siège. Pièges à pillages. Villages avilis, si vieillissants.

Neige puis lacs, rimes aux crimes opaques. Des flics.

Nuages. Barrages de militaires, à rages de militants.

Saccages sécuritaires : en cages les cris, la mer… hics.  

 

Brouillard. Souffrances. France sous censure, sur sang. Insu sourd.

Bouillir en transe. Choisir l’art d’existence, la résistance.

S’ouvrir, faire face, savoir des traces. Détresses des errances.

Si tard. Pour survivre, ivres de livres, spectacle de spectres. Lourds.  

 

Eclairs. De clowns, de clins : d’oeils, d’oeuvres… de fers fatals ?

Esprit qui vient, éclats de vies… serre l’envie qui lance, violences.

Etreint l’air, ère parlant cristal, prix de l’hôpital. Du capital.

Ecrin. Croire en commun. Que l’étau vacille. Va, danse. Si dense…  

 

S’il vous plaît, débordez-les, révoltés, au rendez-vous de nos plaies !

 

Délivrez-nous, du trop d’écrous, du tout des crocs, d’idiots condés !

 

Soulevez, à bout de corps, ce joug de mort, pour nous sauver des…

 

reflux d’un passé révolu et dépassé !

 

 
(VIVANTS, N’OUBLIEZ PAS CES EVENEMENTS)

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