Charles Pennequin et Armée Noire

fluides

Sur-prendre

01/11/2009 - 00:34
 
s'enfonçant dans la béance nuisance sonore son sang -puissance de fond- s'enfonçant dans la nuit immense aurore chanson -puissance de feu-
dans le truc profondément dans la pénombre pénétration dans -passionnément- le trop l'ombre portée profondément dans le trou -putainement-
soudain -écho grondant- les cris l'égorgement l'agonie -hurlements- l'écrit l'écartèlement l'orgasme -silence bruyant- strident d'un sou-
ffle
 
fuite en avant dans l'espacement -éclairs lueurs- en avant dans les corps dans les gens -râles en sueurs- fuite en coup de dent écoute -le vent qui pleure-
précipités noirs pleins d'obscurité -vide abymé- vite dans les soirs d'étés de chiens -abysses osés- précipités près des pressoirs du chaud -chuté-
transant dans l'air des traces -fracas- dansant dans l'ère des crasses -effroi- transant dans les carcasses d'hier -des tas- dansant dans la poussière de
pas

 

 
 
plongé encore frétillant -la pisse éclabousse- jeté frais mort changeant -éclabousse l'impasse- plongé si fort coulant -pissant l'impasse- hors d'élan
rauque et planante la voix échappe lancinante et glauque -valses au loin- rauque achoppe à l'époque sans choix lente choquante -valses au coin-
s'étendant comme une ondée commune nos sourires -instants volés- s'étendant comme une montée de lunes tous nos rires -instants violés- en ri-
cochets
 
tourne-toi voilà comme ça oui plus bas -silhouettes confuses- penche-toi lèche-là mais oui c'est ça -allumettes qui fusent- oui oui déjà -ou pas-
débordant de vigueur liqueurs -sa présence- de vies s'accordant à la langueur -si intense- débordant de torpeur moqueurs -saisit sa chance-
elle me parla et ce fut un génocide -déclic- elle explosa toutes les pensées à l'acide -éclipse- elle me toucha humide des massacrées -apocalypse- elle
m'aima

 

 
 
zoommant sur sa salive abondante et bandante -vive- gros plan qui lave l'image attachante et tâchante -morte- dézoommant rampante et pente -vive-
aventures inventées de toutes liesses -déchirements- la nature éventrée de toutes pièces -déchiquettements- ouvertures ravinée de -dépècements-
ils se perdent toujours au retour -lave en fusion- ils se perdent à rebours des jours -lave télévision- ils se perdent sans recours là sourds -et c'est
l'évasion
 
s'enfonçant dans les fesses du destin sans limite -évacuations de la zone- s'enfonçant dans la face son festin dynamite -éjaculations de la zone-
dans l'antre virale des pirates du poème qui entrent qui ratent dans -chier la littérature- l'entente cadavérique des pires potes qui papotent -la lâcher-
rigoles visqueuses -charmes et larmes- si folles ruineuses -alarmes enchantées- rigoles visqueuses -vacarmes attentés- si folles heureuses -armes pour sur-

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 

sauter

 

 

Poitiers-Manif111009 b.jpg

sourire

sourire

chère AKN, après notre discussion de la joconde de hier, je décidai de poursuivre nos recherches dans mon labo paintriste. à l'aide de mon pixelloscope-paintriste 69ième génération, je fis, il me semble, une découverte qui fera dire à nos futurs successeurs paintristes: un 19 novembre, ils découvrirent et résolurent le mystère du sourire. en effet, il semblerait que le sourire n'est point dû à une quelconque humeur mais à un simple problème d'herpes-gonorrhoeaé. nous savions à quelles sacrifices léonard se livrait pour obtenir des fluides dignes d'être mixés à ses pigments. il semblerait qu'ici il usa de la technique du frottis anal et vaginal. il semblerait aussi que les pages de ses carnets où il s'expliquait sur ce mélange audacieux sont, hélas, disparues. cependant, comme tout scientifique qui se respecte, je proposerais l'hypothèse suivante. comme vous pouvez le voir dans l'image ci-dessous, je trouvai, à l'aide de mon pixelloscope-paintriste, des traces de gonorrhoeae et d'herpes vaginal au niveau de la commissure gauche de la joconde. j'avancerais que la bouche entière fut peinte de ce mélange mais la mauvaise conservation du tableau ne m'autorise pas à l'affirmer, n'ayant en effet trouvé d'autres traces que celles présentés ci-dessous. tout cela est bien intéressant vous me direz, mais pourquoi le peintre se résolut-il à une telle technique et, question hautement plus sensible, pourquoi la joconde se laissa-t-elle faire? ici, il me faut poser le contexte. nous n'avons jamais su pour qui le peintre la peignit. nous savons cependant qu'elle fut la femme de Francesco Jocondo et l'amante de Julien de Médicis. le peintre la peignant silencieusement, elle lui aurait dit les affres du déchirement que d'aimer deux hommes lui fit connaître, ainsi que les horreurs des coulures de maladies transmises par ses deux hommes. l'écoutant, l'ayant même entendu, le peintre lui proposa ceci: puisque ces deux hommes lui avait fait connaître de tels plaisirs, pourquoi ne pas les associer à ce grand portrait. s'il pouvait recueillir quelques gouttes de ces coulures anales et vaginales, il lui peignerait un sourire dont le monde se souviendrait. il lui expliqua qu'ainsi, à travers ses lèvres, un jour peut-être les hommes verraient qu'elle avait aimé ces deux hommes et que par la peinture leurs trois âmes seraient représentés. puis il rajouta, et pour montrer les deux chemins qui en vous se croisent, je peignerai des sentiers boueux, l'un devant, l'autre derrière. et ainsi peignit léonard. Bien à vous, Zidolis

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