Charles Pennequin et Armée Noire

poème

Poème 6234 - Le set runner runner à la duc de Trèfle

30/09/2009 - 12:19

29 septembre 2009 - Blind 100/200, Full ring.

Distribution des pocket cards.
Le duc de Trèfle J♠ A

vleroy59000 passe
danclaire37 passe
Le duc de Trèfle relance à 600
cham08 suit avec 600
Cherynette passe
ninilyne16 passe
Kawazx9 suit avec 600
binesub passe
wojy passe

Flop : 5♣ 7 10♠
Le duc de Trèfle checke
cham08 checke
Kawazx9 mise 1000
Le duc de Trèfle suit avec 1000
cham08 passe

Turn : 5♣ 7 10♠ J
Le duc de Trèfle checke
Kawazx9 checke

River : 5♣ 7 10♠ J J♣
Le duc de Trèfle checke
Kawazx9 mise 2100
Le duc de Trèfle relance à 7000
Kawazx9 paye et cache ses cartes de merde et le duc gagne et vive la France

image trouvée par terre

image trouvée par terre

c'est l'histoire d'un gars qui se promène, et qui voit un truc par terre, et donc il le ramasse, le met dans sa poche, puis rentre, et sort le truc de la poche, et regarde, et allume l'ordi et le scanner, et scanne le truc, et sauvegarde la chose, et se connecte, et clique sur parcourir, et upload, et puis voilà.

poème à mes petites putains

20/02/2009 - 12:00


poèmes à mes petites putains, tous les poèmes sont pour les petites putains, tous les poèmes sont formés, ils se forment pour prendre forme, prendre la forme des putains, ce sont des putains en forme, elles lisent les poèmes, ça les met en forme, les poèmes sont faits pour elles, alors elles les lisent, et elles lisent le mot putain dedans, dans chaque mot elles lisent, c’est dans chaque mot de chaque poème que les putains lisent le mot putain dedans, et elles comprennent pas pourquoi il a mis des mots avec putain toujours, putain dedans toujours, pourquoi il a collé ça dans tous les mots, il faudrait leur répondre, faudrait qu’on réponde à toutes les putains, on n’a pas que ça à faire, mais faudrait leur dire que c’est des mots qu’on a fait spécial pour elles, pour les petites putes, et les putains toutes petites, on a mis des mots et en tout petit dedans on trouvera le mot putain, dans chacun des mots on trouvera la putain, et on s’interrogera, nous les putains filles et les putains gars, car il y a des putains garçons aussi qui lisent, et qui peuvent s’interroger, il y a des putains de gars qui disent faut faire péter le texte, faut péter dans le cul des mots, mais en même temps ils s’interrogent, tout comme les filles, les filles petites putes ont bien des interrogations, et c’est légitime, car elles s’interrogent sur tous les poèmes, et pourquoi t’as collé dans le cul des mots, et pourquoi tu m’écris des poèmes où chaque mot ressemble à une espèce de pute, où chaque mot est ramené à ça, comme jusqu’au cul de lui-même, jusqu’au cul je fous la merde dit le poème, jusqu’au cul je racle, je racle au cul des mots de moi-même, et c’est la merde dit le poème, car je viens vous chercher, je viens chercher toutes les putains pour leur faire lire, pour faire lire le mot pute à toutes les sauces, pour faire lire que dans chaque mot il y a comme une putain qui sommeille, parce que les mots n’ont pas le destin qu’ils méritent, les mots n’ont pas le destin d’être une putain, les mots sont des putains qui s’ignorent, les mots s’ignorent et quand on lit on peut pas voir que ça transpire la pute, quand on lit on peut pas voir qu’une pute ça sait lire, c’est-à-dire ça vit, ça croit pouvoir vivre, car une pute ça voudrait la vie, ça la voudrait bien hein, hein ça voudrait bien faire la putain, hein, rendre putain toute sa vie, que toute sa vie soit dédiée au mot pute, et qu’on puisse lire que ça, qu’on lise que sa vie n’est qu’une putain qui s’ignore, une pute qui s’ignore la vie, parce que c’est délicat, c’est pas une vie de vivre, ou d’exister, c’est pas une vie d’exister, ou alors faudrait pas être délicat, faut pas vouloir planquer ses miches sinon, faut pas planquer son cul dans la vie, faut pas vouloir planquer ses miches et son cul dans la vie pute, faut pas dans la vie pute planquer ses moignons non, ses moi et ses gnons, ses tout petits gnons, ses rognons de moi en vie ça non, ses rognons putasse de dedans la vie, la vie putasse de moi en pute de vie, faut pas être délicat si on veut être une putain, c’est-à-dire se faire enfler, gonfler, se faire carrer dans le cul des chapelets de phrases, parce que c’est chaud, c’est chaud de vivre aujourd’hui, c’est chaud de vivre avec tous les mots putes qui nous entourent, qui nous plaquent, qui nous roulent, qui nous pètent, nous foutent, et puis qui nous rendent chèvres, qui rendent chèvres toutes les petites putes et les putains petits que vous êtes à lire, putains du livre à lire, putains du livre à vendre et putains du livre à s’enfiler des phrases, putains du livre à se faire enfler, et enfiler, par-devant comme par derrière, et depuis la naissance, c’est dès la naissance qu’on s’est fait enfler, c’est dès la naissance qu’on se fait enfiler par les mots, dès la naissance la conscience nous enfile, dès la naissance on a choisi d’être une putain, c’est-à-dire de pas savoir lire, dès la naissance on s’est fait prendre par derrière l’envie, et par devant l’envie nous a pris d’être une putain, une putain dans la vie plus pute que moi tu meurs.

Syndiquer le contenu