Charles Pennequin et Armée Noire

police

CACAHUETES (ROMAN-FEUILLETON)

08/09/2009 - 00:29

sorti dehors. les gens se retournent et interrogent leurs montres à mon passage. une fois consultée la réponse. ils me lancent des cacahuètes. sous la pluie de cacahuètes j'avance jusqu'à la rue. j'y arrive avant que la vague ne m'engloutisse moi et la classe de maternelle et la maîtresse. relents de picrate. je sors mon téléphone portable et regarde l'heure. mange une cacahuète. roule un clope. je n'ai que quelques minutes à attendre. mais le temps se fait long quand on l'attend. la voilà qui arrive. elle me tend un gobelet. j'y vois flotter un truc. flou. glou glou. j'avale le tout. elle se retourne sur mon dos. moite. regarde à travers les stores. chasse la mouches qui zozotent autour de nos oreilles. regarde sa montre. se lève. mange des cacahuètes. il est l'heure. zou. elle sort dehors. les gens ne se retournent pas. n'interrogent rien. leur montre à leur passage. une fourgonnette de police embarque la jeune fille. cellule judiciaire. terroriste. etc. tout y sort. conversations téléphoniques. navigations post mortem. heure du rendez vous. elle commence à suer à grosses gouttes. je sors du lit. écrase des cacahuètes. regarde le gobelet vide sur la table de chevet. depuis combien de temps est-elle partie? regarde l'heure sur l'horloge. elle devrait être déjà là. rentrée. je sors dehors. sous la pluie de cacahuètes. une fourgonnette de police. tout le tralala. conversations téléphoniques. heure du rendez vous. navigations post mortem. etc. terrorisme. ils me refoutent dans la fourgonnette. me disent qu'on va faire le tour du monde. pendant ce temps. ils m'attachent avec du ruban adhésif. les mains et les pieds. ouvrent ma bouche avec un trépied. je trépide. ils lancent des cacahuètes dans ma bouche ouverte. les flics. jusqu'à étouffement. ils rigolent. ils cherchent dans des fichiers mémoires. derrière un parapet. sortent un instrument de torture. la voix de la jeune fille qui s'étanche dans mes étranglements. crachotement de cacahuètes. on va faire le tour du monde. des flics s'équipent de godemichés électroniques à ondes électriques. il commence par me limer les oreilles. je sors des miel pops de mes oreilles. rires des flics. étranglements. ils continuent par me limer la gorge. vomissures. cacahuètes. puis s'attaquent à mon cul. rires des flics. cachuchas. je me mets à danser dans la camionnette. et tout le monde se met à dégueuler parce que je crache des merdes et des vomissures de cacahuètes par tous les trous possibles. on va faire le tour du monde. mais toi. tu dégages. ils m'abandonnent dans un caveau désert. le temps de roter. des terroristes débarquent équipés de godemichés électroniques à ondes électriques. même manège. ils me laissent dans mon vomis. rires des tortionnaires. celle que j'aimai viendra rire. finalement. le lendemain. ils reviennent équipés de godemichés électroniques à ondes électriques. je surnage dans la glaire et le vomis. cacahuètes. limages en bonne et due forme. la jeune fille s'essuie les joues. regarde sa montre. prend un taxi. s'arrête un instant. se dirige vers un aéroport. partir faire le tour du monde.

 

LUCAS PROUT LA SUITE !!!!!!!!!

16/10/2009 - 12:32


Les policiers sortent de leur voiture en pyjama. En effet Lucas avait appelé les policiers beaucoup trop tôt, et du coup ceux-ci n’avaient donc pas encore mis leurs déguisements de policiers avant de monter fous-furieux dans leur voiture pour partir à la poursuite de Lucas. Les policiers sont donc là, en pyjama, au milieu de la cabine écrasée, avec un mort en dessous des pneus de leur voiture. Ils se mettent, eux aussi, à hurler dans tout l’hopital : « Que personne ne bouge !, tout le monde reste couché ! Ceux qui sont debout, on les tue ! Le titre de l’histoire, c’est « Les morts rigolos » ! Alors faites attention ! » Ils ouvrent les portes de toutes les chambres de l’hopital et crient : « Où est Lucas Prout, nom de Dieu !? » Ils crient tellement fort que les malades se mettent à avoir tellement mal à la tête qu’ils meurent tous, les uns après les autres.

Peu de temps après la mort de tous les malades de l’hopital, leurs esprits sortent de leurs corps. Une fois que tous les esprits sont sortis des malades, ils se donnent rendez-vous au bar de l’hopital afin de monter un plan pour faire peur aux deux policiers en pyjama qui n’arrêtent toujours pas d’hurler en cherchant Lucas Prout.

 

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