Charles Pennequin et Armée Noire

sexe

Impro solo

12/08/2011 - 14:43

 short impro, tranquille, mars 2011

Cohue du tohu-bohu ou... l’agonie crépusculaire du cunilingus

27/03/2011 - 19:46

 

 

dérapisse glisse 

chuttombe

 

 

BOUES chiasses bues en trombe âcre rance bombance du cul en pestilence transe urgente des gens s’urinant sales LICK CUNT essences vaseuses dessus suent airs. 

 

cas CENDRES capitaliste cannibale avalant cacas acides de cadavres crasse rassie dévalant fatal l’italique idyllique fétide fiente de lave salivante anale vile lente annihilant la vie. (LITTER LETTER)

 

peaux moisies os noircis eaux ainsi nourrissant les plis plein de pus de poux de pets pourrissants entre fesses flasques TRASH SHIT et cuisses clitorigide presque en passe d’essai tige ouvrir laid lait LICK CUNT bées blessées de masque poisse langoisse.

 

CONS avortons en gueuletons foetus en bonus bébés en beignets sang séché ou coulé LICK CUNT du nouveau-né mort sous le nez entre dents du dedans croquant crachant crissant CENDRES de la chair crade croissant sucrée en caries viciée les lèvres grêles dévorées suçant le vit vite expiré esquissé vissé.

 

râlangues exsangues de vomis mi visqueux mi solide humide de queues d’animaux malades de masse en salade de limaces TRASH SHIT boyaux rasades de gros yeux en gelée en pustules testicules de bélier déliés des pilosités ridicules de policiers dépecés et lustrés plaies lambeaux emplies LICK CUNT de puces d’insectes d’abcès excès d’humus humeurs qui meurent.

 

spermes amers merde de mère dame immergée en bain de glaires grises engrais de verges d’ères liquides qui LICK CUNT larmes de guerre fluides épidermes irradiés corps morts amarrés à l’idée débile débordant de graisse grise tentaculaire cancer CENDRES hantant suintant la larve la morve la viande torve et déteinte d’impropres lèpres décharnant les charniers de crânes massacres et de déchets entachés entassés harnachés à l’âne empaillé dépouillé pillé.

 

 

incestes scatomanes nécrophages restes 

suçant léchant ahanant haletant les sucs

les muscs en bouts en mous sens bus mus

blancs boutonnants noirs nuits sans tons

tâtonnant démangeaisons jutant nauséabond

l’embonpoint carnage cassons crions de marécages

d’âges dégueulasses chasse à la décapitalisation des

 

 

bukkake décapant BOUES enfants défoncés confessés frappés de foutres purulence élance en silence carcasses poussiéreuses rances dépecé désossé dévoré de vers verdâtres trop terre-à-terre autre trace atroce TRASH SHIT de monstres mutants honteux à trois bras jaunes haleine faune un oeil informe miteux recueil LICK CUNT de noeuds de couilles en vieux pneus hideux grouillant de.

 

crottes apocalyptiques croûtes critiques LICK CUNT dégoulinant du nucléaire cyprine au césium éclairs dégueulant iode gluant à la mode du plutonium plutôt ignoble déshominidant idéaux pensant l’immense CENDRES sanctuaire des ovaires doses choses dérisoires ruines de pines de poires ou pire de camps de peurs vapeurs torpeurs désespérées mutilant les mots torchés. (LITTER LETTER)

 

TRASH SHIT terreur tortures erreur ordure obscure horreur de l’heure dure odeur de saumure murant l’impure violant toute figure urgemment vidant ses boyaux en bocaux ses tripes en fripes intestins en festins en fastes en fists blattes blettes bêtes destins des troncs CONS jappant joyeux à l’orage du japon rage épongeant l’engeance de gens qui de là fout coup chie ma couche de fous fauchés à la louche touchant à l’escarmouche des champs d’

 

 

esclaves délavés 

de l’Un du

système d’un

thème livide

spectacle qui va

désastrace au

pinacle se

raclant dansant

les caves des

débarras

rats

 

r

a peut - être un rapport::

L'ARMEE NOIRE DOIT APPRENDRE A SE DEFENDRE

03/02/2011 - 16:45

L'ARMEE NOIRE DOIT APPRENDRE A SE DEFENDRE

Sur ces images tragiques on reconnaît clairement Charles Pennequin, subir sur un parking du Quesnoy-sur_Deûle. L'armée noire doit cesser d'être un club de yoga. Nous n'avons plus à être les victimes de telles tragédies. C'est pas sérieux. Les copains de l'armée noire qui se font tatouer Ghandi non plus.

 

l'armée noire doit apprendre à se défendre.JPG
gandhi_tattoo.jpg

Désobéissance civile

13/01/2010 - 00:16


Désobéissance civile

 

 

NOTE AUX RESIDENTS

RENOVATION SEXUELLE

 

Madame, Monsieur,

 

La rénovation technique de vos pénis ainsi que de l’habillage de vos cabines vaginales vient d’être réalisée.

 

Nous tenons à vous informer qu’en cas de rapports sexuels ou introduction d’objets volumineux, un habillage spécial (bâche matelassée) pour vos sexes, est à votre disposition à la loge, qu’il conviendra de demander 48 h à l’avance, aux heures ouvrables de ladite loge.

 

Les frais de remise en état de toutes dégradations occasionnées du fait d’un rapport sexuel ou d’introduction d’objets volumineux, seront à la charge de la personne responsable desdites dégradations.

 

Nous profitons de la présente, pour vous rappeler que le transport à vélo, en motocyclette ou à cheval est strictement interdit.

 

Comptant sur votre bienveillance,

 

LE SYNDIC

 

 

*

**

 

Il n’est pas rare que je me trahisse, les globes oculaires comme tirés à l’horizontale par une voiture qui passe.

 

*

**

 

Je colle mon pénis à la soupape d’admission : lorsqu’elle descend elle m’aspire avec le mélange d’air et de carburant vaporisé dans le moteur. Puis je me sens comprimé par le piston, jusqu’à ce qu’il atteigne son point culminant : la déflagration repousse le piston et les gaz chauds ont leur expansion avant d’être vidés par l’ouverture de la soupape d’échappement. Un nouveau cycle du moteur peut alors commencer.

Bien sûr du fait de mon pénis les mécanismes subissent des contraintes différentes et importantes, usant le cylindre anormalement dans ces zones. Sans compter que le sexe brûle mal, donc produit des composés imbrûlés, qui ont tendance à se déposer au lieu d’être évacués par l’échappement.

Donc comment expliquer ? Normalement c’est une déflagration qui se produit au sein du moteur, mais le feu qui progresse de proche en proche, mon pénis l’obstrue. Seul dans le conduit de l’urètre l’air brûle en formant des vagues que je peux compter. Une, deux, trois, quatre, … Je ne me reconnais plus, propageant son onde, la vague courbe le faisceau de veines autour d’elle, il s’étrangle et s’écarte pour la laisser passer puis converge vers un point situé en amont, avec une attraction déchirante qui semble se creuser de plus loin que le cylindre, déformant ainsi l’image que je reçois de moi : de gland qui boule à angle qui desserre et s’intensifie.

La présence de ces rouleaux de flammes m’annonce le temps d’arrêt. Réduire la tolérance de diffusion. Pendant ce temps la partie de mon sexe qui entre dans la soupape reste parfaitement droite et inébranlée, je ressens au contraire celle qui pointe dans le moteur déviée et déplacée, comme lorsque l’on regarde une paille dans un verre : celle-ci paraît brisée ; mais entre l’air libre et l’intérieur du moteur la différence de réfraction vacillant de manière continue, j’ai des changements de consistance qui varient brutalement ma vascularisation, ma pression artérielle pouvant grandir jusqu’à m’assourdir, s’inverser et s’amenuir en entraînant des troubles de vision, sursauter à volonté avec des difficultés respiratoires, ou bien valdinguer (mais c’est là une fréquence de très faible durée, presque instantanée) auquel cas j’ai une pyrolyse de ma toison pubienne.

Les mouvements alors me pèsent comme si une grande partie de mon corps était immergée, instinctivement j’enchevêtre mes doigts aux soupapes point d’appui qui m’amène à me balancer d’avant en arrière. Quand ma densité est insupportable aux réajustements de la déflagration, et que le moteur tend à me vomir, mon sang parcourt mon corps de la même façon qu’une portion de veine. Maintenir.

Jusqu’à ce que, puisque le feu ne peut progresser, le pénis lui-même se porte à une résistance telle qu’il se met à brûler dans son intégralité : la peau explose, tandis que les veines s’effondrent sous leur propre poids pour se contracter en son centre. L’idéal, c’est-à-dire sans frottement.

 

*

**

 

8440 AS 93

Voiture de fonction

Entrée 4

 

 

Monsieur le Procureur de la Résidence,

 

 

Je souhaite vous exposer que le 29/07/09 à quatre heures six minutes du matin, j’ai été victime des faits suivants :

 

-alors que j’avais été garée comme toutes les nuits à mon emplacement devant l’entrée 4, un homme en cagoule de cuir noir, pantalon et blouson (cuir noir), a brisé ma fenêtre avant gauche pour forcer ma serrure, puis s’est introduit en arrachant ma ligne de contact satellitaire (LCS).

-Quatre heures sept. Il défonce ma boîte de guidage optique (BGO). L’homme a manipulé en moi des fils jusqu’à enclencher le démarreur, sur quoi j’ai dû rouler une trentaine de kilomètres (sans pouvoir me repérer, mes systèmes d’autosurveillance sectionnés).

-Quatre heures vingt-trois minutes. Lorsqu’il m’a stationnée, il m’a ouvert le capot, desserré du joint une soupape de mon moteur, avant de le pénétrer sexuellement. (Quatre heures vingt-sept)

 

Aussi je dépose plainte contre X.

 

Je vous prie de croire, Monsieur le Procureur de la Résidence, à l’expression de ma considération distinguée.

 

 

Le 30/07/09

8440 AS 93

 

 

Pièces jointes : un certificat technique.

 

 

 

 

*

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Les nouveaux modèles. Hermétiquement clos. Même à la barre de fer, si le métal cède un instant sous les coups les plus puissants, les plus épuisants, la barre ne fait que s’enfoncer et émet des ondes qui parcourent la carrosserie, avant que celle-ci ne se referme si fort qu’elle me jette au sol. Sans y laisser un pli résiduel, ni détacher un léger fragment de peinture. Mais j’atteindrai le moteur. Mais je ne lâcherai pas.

 

AdolescenZ [ep. 13 - CLITtérature BIotopuTE]

16/04/2014 - 18:54

 

 

 

 

 

sortant &

bandant FORT

 

p l p bl b pl p pal p bl palpa.bl

 

co-orps-donnés all over the place ass

 

souverainetoucher t shoot .boot shit fuite t t

 

tr tr fr fr fruire bruit br br bris

 

ri

re

 

re

repas repos repus répit répète

repas repos repus répit ré-

 

x/x/x/x/x/x/x/x/x/x/x/x/x

 

exaltant exultant excitant exilant ex-

 

 

[sper.mets] [fillettres] spir s.ou.pir oupire mou. asp.

 

y jOUIt spermousses de mer.ci lucides acids

piss miss s s s suiciDIRE ire lui.re

 

ruins

 

fLUIds

 

usie in public live video ado divx

 

collégiennes agui.lé.chantes des galaxies paill.h.ardes

 

 

tragic.le des simulac.res cr ogr ocr cr

 

org gr orgsm elsew.here ai.ci.lleurs

 

ts

ts

ts

 

 

[sper.mots] [fillettres] sur.sis mys.ter. hyper pyr.

 

pop porn

machine @

maturiT fant@s.th.

matique

 

 

soudain inondant

sa main vagues du

vagin geint son bout

étant plein d'envie de

tachatte juteuse joueuse

 

 

gl gl glousse le gl gland glissant gluant suant le cuni cunu le f humusc sf frottant sentant le foutre se faisant défoncer défioncer dépioncer sous la touffe fondant se fouillant mouillant violarmes aux lèvres luisant de fièvre ouverte trou béant boire à sa fente suintante à son anus noir noyêtre de l'étang antre des cris liquides des queues rapides pinant si puissamment qu'ivre de salive elle pissa sur ses seins torrides ruisseaux caressant son clito riant rougi lavolcanique prise par tous les baisée branlée mise en geysers g g g gisant dans sa mare cyprineuse heureuse

 

 

[sper.morts] [fillettres] os.or opencorps poemcore

 

tum

tum

tum

 

#mutantails

 

biosfaire fou.tue

 

bi.os.ée po.è.te

 

oh

oh

oh

 

BIOTOPUTE

 

 

 

LE PERE DUCHESNE

04/02/2011 - 00:51

ET SON POTE MOUSTACHE

Lepereduchesne.jpg
Moustachesanspeur.jpg

POURQUOI SOMMES NOUS LA ?

Dans
04/02/2011 - 00:43

POURQUOI SOMMES NOUS LA ?

QUE DEVRIONS-NOUS ACCOMPLIR DURANT NOTRE VIE ?

VENONS-NOUS AU MONDE JUSTE COMME DES ANIMAUX, SANS RAISON PROFONDE, OU NAISSONS-NOUS POUR EXPERIMENTER ET COMPRENDRE LE SENS DE NOTRE MERDE ?

 

µ

µ          µ

 

TOUT ANUS EST UN LEURRE, UN ANUS VRAI DEVRAIT DEMEURER DANS CE QU’IL CHIE OU DU MOINS ETRE LE FLUX QUI IRRIGUE LA CROTTE ET LA FASSE CROÏTRE, TOUTES LES MERDES ATTENDENT CET ANUS ET SI TOUTES ATTENDENT UN ANUS, PEUT-IL NE PAS EN CHIER ?, CHACUN DE NOS ANUS PEUT-ETRE POURRAIT DEVENIR CELUI QUE LES CROTTES ATTENDENT, SI NOUS SAVIONS NOUS DEPRENDRE DE LUI COMME ON DONNE UN PAIN.

 

µ

µ          µ

 

LE POUVOIR DE L’ANUS ME FAIT VOIR UNE MERDE DANS LE CIEL ET LA LENTE GENESE DE TES SEINS.

LE POUVOIR DE L’ANUS ME PERMET DE TE SENTIR DE L’INTERIEUR ;



 

Y'A Cul Za gang TATTOO

Dans
03/02/2011 - 17:53

Y'A Cul Za gang TATTOO

c'est une question d'image tu te vois de dos t'as pas de cul mais t'as un gros tatoo ça calme

 

yakuza-gang-in-japan.jpg
a peut - être un rapport::

TOUT TON FRERE

Dans
03/02/2011 - 00:39

TOUT TON FRERE

 

 

En ce temps là jaimais ton frère, mais ses jouets me foutaient en rogne. Sous lempire de ces deux sentiments, jouvre mon rasoir et saisissant ton frère par les cheveux, je lui replie les bras derrière le dos et lattache de force. Ton frère tendait la gorge, et à la vue du rasoir, lespoir de crever était né en lui. Sa langue protestait encore, continuait à te réclamer, faisait effort pour parler ; il avait des pets de panique et sétait pissé dessus ; alors jai saisi son anus avec des pinces, et le coupai dun brutal coup de rasoir. La racine de lanus palpite au fond des fesses ; l’anus lui-même, jeté au sol, agité de tremblement, pète à terre qu’il noircit de son sang. Comme on voit la queue coupée d’une couleuvre, elle palpite et avant de mourir, cherche à rejoindre celle à qui elle appartient. Et même après ce forfait, si je me souviens bien, j’ai assouvi à plusieurs reprises ma passion sur le corps mutilé. J’ai l’audace, après une telle action, de retourner auprès de toi, qui en voyant ton ami s’informe de son frère. Je pousse alors de feins gémissements, j’en pète de joie mais tu prends ça pour la peur, je te fais le récit d’une mort dont j’invente tout, et mes pleurs te persuadent. On se sodomise un coup pour se calmer. Tu arraches de tes épaules ton soutien-gorge et le brûle, tu enfiles des vêtements noirs et creuses un trou, tu y apportes un poulet-frites pour les esprits traqueurs et verse du whisky avec tes larmes, qui ne sont pas l’éjaculation que tu devrais expectorer sur le destin de ton frère.

LA COMBINE

Dans
02/02/2011 - 00:22

LA COMBINE

 

Un jour mon maître m’a raconté une histoire.

Il était une fois un jeune garçon qui vint voir un vieux maquereau et lui demanda : « Honorable vieux maquereau, j’ai entendu dire que vous étiez capable de changer un homme en pute. Est-ce vrai ? » « Oui, jeune homme. Voulez-vous, comme les autres, une pute d’homme ? Laissez-moi en transformer une pour vous. » Le garçon répondit : « Oh non ! je ne veux pas d’une pute d’homme, c’est le truc que vous utilisez pour cette transformation, que je voudrais apprendre. »

Que pensez-vous de cette petite histoire ? Lorsque vous apprenez quelque chose, si vous ne cherchez ni ne trouvez l’essence de la combine, vous demeurerez en surface, comme accroché aux branches et aux fleurs. En revanche, si vous ressentez profondément cette combine, vous pourrez créer et vous enraciner.

fist-fucking du dehors

Dans
01/02/2011 - 10:17

fist-fucking du dehors

qui résonne au-dedans

ou fist-fucking du dedans

qui résonne au dehors ?

 

une séquence du film

dont il nimporte où il sachève

ni où il commence.

 

*

*          *

 

le poing est antérieur à lanus

et l’anus par moment s’en souvient.

 

*

*          *

 

un son nouveau

dénonce mon anus.

il ne ressemble pas au pet.

c’est comme si la capote

prenait en charge l’éjaculation de la queue

ou qu’on trait un soutien-gorge vide.

 

c’est le son qui fait entendre

le redimmensionnement de mon anus.

MARTINE SE FAIT ENTRETENIR COMME UNE PUTE

31/01/2011 - 00:58

Martine au bord de l'eau reçoit plein de cadeaux dans cet épisode passiognangnant

MartinePute.jpg

BLOODY SODOMIST TERROR TRANSYLVANIA

Dans
31/01/2011 - 00:00

BLOODY SODOMIST TERROR TRANSYLVANIA

 

Bien que ta sœur ait été importée en Occident depuis maintenant plus de quarante ans, certaines questions restent toujours sans réponse. Les questions les plus courantes sont : « Quelle est lorigine de la vulve que je pratique ? » ; « Quelles en sont les racines théoriques, sur quoi est-elle fondée ? » ; « Quelle est la valeur réelle des vulves que je pratique ? » ; « Quest-ce qui différencie les vulves internes des vulves externes ? » ; « Quelles sont les différences entre les vulves du Sud et celles du Nord ? » ; « En quoi la vulve de ta soeur est différente de la bouche de ton petit frère ? », et « En quoi le massage quelle me procure est différent du massage dautres vulves, telles que la vulve religieuse, la vulve médicale, ou encore la vulve des lettrées ? »

 

*

*          *

 

Le maillet en bois, le pieu bien affûté, le crucifix, les hosties consacrées (et éventuellement la pince) font partie de la panoplie traditionnelle du parfait dragueur.

 

*

*          *

 

-« Tu peux t’en aller en paix. Cette nuit, ton or te sera rendu. » Et il ordonna qu’on recherchât le voleur dans toute la ville, en disant : « Si on ne retrouve pas le voleur, j’exterminerai la ville entière. »

Et il ordonna de faire mettre dans le chariot durant la nuit, de l’or lui appartenant, mais il y ajouta une pièce. Le marchand, à son réveil, retrouva l’or et, en le comptant deux fois, trouva une pièce de plus. Il alla chez Lulu et lui dit :

-« Lulu, j’ai retrouvé l’or, mais, voilà, il y a une pièce de plus qui ne m’appartient pas. » A ce moment on amena le voleur avec l’or dérobé. Et Lulu s’adressa au marchand :

-« Va en paix ! Si tu ne m’avais pas parlé de cette pièce d’or supplémentaire, j’étais prêt à te sodomiser en compagnie de ce voleur. »

 

*

*          *

 

Le marchand de ciseaux ambulant, personage populaire, ne peut manquer de rappeler l'existence probable de testicules, contre lesquels ses instruments s'avèreront sans doute d'un secours précieux.

 

*

*          *

 

 

Les urbains, rudes, superstitieux et peu hospitaliers sont restés jusqu’à une époque récente, isolés de la civilisation moderne. Méfiants à l’égard des étrangers, ils ont maintenu intactes leurs croyances et leurs traditions. De nos jours encore, en France, on trouve dans les immeubles en ville des appartements protégés de judas afin d’écarter les mauvais esprits et les vampires.

 

*

*          *

 

Quand on appuyait dessus, elle cédait sous le doigt, mais reprenait sa consistance dès que la pression cessait.

FELL-ACTIONS (pornolettristes)

10/08/2010 - 13:47

 

 

lyrico-mystique

 

suave douceur sursaut de langueur saveur par la

langue heurt du moite humide étroite lèvres qui

le lève en fièvre en sang encens du fier fort de

l’alchimie des chairs ignées vraiment saisies en

sacrement qui durcit ardent qui rougit qui se

gonfle qui enfle qui s’enfile entre ses seins ses

doigts sa bouche boit la salive ça lave ça va

ça vient ça monte ça conte le désir de venir jouir

de bondir hors de soi de soif et de s’alanguir

de se répandre se jeter se faire prendre en un

gosier aimé dans des muqueuses heureuses

de sucer et d’aspirer le sperme et de se faire 

emplir de liqueur délit de membre qui jaillit oui

ça jute du jus fort ça orgasme ça dans l’oubli

de tout déborde de partout liquide rare et fou

qui dégouline du dard puis de cet orifice mou et

glorieux sous sa vie infinie et sous ses yeux.

 

 

 

kénotico-hard

 

SUCK ME ! - mmmmm, bruits humides

de succions tièdes (dur, le gland tres-

saute sous les caresses) de coups de

langues - OH FUCK ! - le sang afflue

dans sa queue bandée/décalottée/armée  

et fait gonfler le plaisir (les couilles ir-

radiant la verge à vif) de salives sales

lèvres pleines de sécrétions secrètes

- DEEPER, FASTER ! - imposante, la bi-

te boute le palais, la glotte au fond de

la grotte suintante qu’elle ouvre à s’é-

touffer tout feu (il sent que son chibre

va vibrer et exploser) - OH - I’M CO-

MING - LOOK AT ME - et il se déverse

salé acide amer blanchâtre à longs

jets (la bouche ouverte déborde, elle suf- 

fuck) de sperme visqueux - DO YOU LIKE

IT ? - elle : mmm, oh ho, h h h h… tasty !

(elle ahane, il la regarde, elle laisse cou-

ler le foutre sur lui, reprend son souffle,

lui sourire niais, elle, satisfait) - I LOV’ Y’ !

 

 

 

aléthico-désastral

 

a-bandons là

douce approche de

la bouche

sexe bouillant tendu

qui touche

étincelles

onctuosité de ses 

lèvres qui délivrent vives

sa volupté m’ensalivant

vent ivre vers sa langue

frétillant à la longue

heure de mon sexe

excité

s’enfonçant 

ressortant en don

tressautant en bonds

turgescent du fond

au gland à l’angle

commissure mouillée

d’elle de son visage

bientôt souillé

nos peaux coulissant vives

s’enfonçant

moussant si proche de

son souffle

je guide sa tête tâte

d’elle plus encore

mes mains caressantes

ses mains saisissantes

au milieu : ses yeux ma queue

membre irradié des reins enflammés

des couilles envenimées

je sens que ça vient et

sa bouche enfin vive

s’enfonçant

m’accueille jaillis-

sant en violent

jets d’orgasmes

spasmes 

vis-

queux sperme

vital coulant lent

sur nous les

amants.


 

WALKÜRIE RÖDEÖ

01/04/2010 - 13:34



WALKÜRIE RÖDEÖ

 

 

 

Ces pin-ups ont la particularité d’avoir leur œil à l’intérieur d’un tube, lorsqu’une menace s’approche l’œil sort en s’invaginant avec une telle violence qu’il aspire le prédateur en son sein, avant de refermer sa surface sans une seule soudure résiduelle. Bouffi au bout du tube, la substance oculaire se contractant si fort pour broyer l’aliment que la pupille semble se lever par spasmes, l’œil ne peut redescendre qu’une fois la digestion terminée et comme il ne possède pas d’anus il s’ouvre à nouveau plusieurs fois et rejette. Certaines ont les yeux si ronds qu’ils peuvent rouler de leurs tubes et circuler en dehors.

 

*

**

 

Des quatre rues qui convergent sur la place arrivent des chars, les CRS sortent leurs scabies-ball. Le fusil tire des scabies qui déterminent une gale en creusant dans l’épiderme des galeries où elles déposent leurs œufs : à ses points de rassemblement la foule brusquement dégoûtée par quelques congénères galés s’en recule et s’éparpille.

 

*

**

 

Les pin-ups survolent en Harley-Davidson la manifestation, du bout de leur lance elles désignent ceux qui ont les plus beaux culs ou la langue la plus rapide, le nuage de gaz lacrymogène traversé par leur laser pour y former un canal d’air conducteur et, une fraction de seconde après, une puissante mort est envoyée vers la cible à travers ce canal. Les meilleurs tombent. Brûlés, perforés, matraqués, scabiesés, bidouillés du poumon ou égorgés, grenadés. Lorsque les ailes de sa moto s’écartent pour accrocher l’air ferme autour d’elle la jeune demoiselle vient se poser, son enveloppe charnelle serre si étroitement la force qui est en elle qu’elle semble prête de craquer et libérer un char d’assaut ou un jet, pourtant elle s’agenouille aux côtés du révolutionnaire mort, appose sa paume sur son front qu’elle relève, sans effort ni appui, et entraîne jusqu’à la moto, qui les emporte.

 

*

**

 

Je fais le mort. A mon contact la paume se dissout <je me perméabilise> pour se retendre sous mon front. Sa peau s’assemble à une densité venue de mon crâne. Elle m’asseoit sans que j’ai à m’accouder, mais le plus difficile pour moi est d’avancer en glissant sur la pointe des pieds, si le sol reculait, sans essayer de me rattraper et faire un pas.

 

*

**

 

La citadelle immense, pour garder une certaine forme malgré la pression exercée par la gravité terrestre et protéger ses bâtiments qui gonflent et s’affaissent comme des organes, s’est constitué une charpente animale rigide, articulée, un squelette auquel se tendent les muscles. Un stade empli de pin-ups, à peine ses flancs se déchirent le quartier entier pivote à la verticale, sur lui, afin de l’accompagner dans son écroulement, s’entrouvrant ainsi lui-même en masse avant de se réajuster confortablement pour son sommeil tandis que le reste de la ville reste parfaitement fixe et inébranlé. Elle peut ainsi se redisposer sans garder dommage des bombardements et typhons qui la traversent constamment, musculeuse elle n’a pas l’aspect d’une montagne de muscles toute cette harmonie maintient sa colossale stature se révéler la bondir le Grand Soir.

 

*

**

 

Vêtu de voiles courts et transparents, la poitrine maintenue par un soutien-gorge barbelé et des bas résille en maille d’acier, sa longue et souple chevelure tombant sur les épaules est alors tirée, nattée pour ne pas gêner le maniement des pénis, le vieillard barbu et borgne préside la table armé d’une lance, il boit et donne ses doses de viagra aux deux loups à ses pieds tout en inspectant chacun des convives que lui amènent les pin-ups par les 540 portes de la salle, pris de folie pour certains de nos costumes qu’il essaye immédiatement, enfourchant son Mig à huit ailes au nom du « Sang des ouvriers en colère » une casquette frappée de l’étoile rouge à l’allongée du bras, nous le saluons en retour dans un étalage de force brutale et sociale, puis nous continuons avec les pin-ups qui nous charment en nous remettant des décorations à l’effigie de roues dentées et machettes, poing noir, capsules Vostok, globe mondial, Kalachnikov, gerbes de blé, bombe H, compas, pinceaux, faucilles, marteaux, et les mélodies aux accents si troublants –« Avanti o popolo, alla riscossa, bandera rossa (bis) » ou « Que Faire ? »- qu’elles nous perdent toute agressivité et nous cessent toute défense devant le vieux qui vient nous chercher.

 

*

**

 

Tout se passait donc pour le mieux, sauf que mes compagnons de banquet funkaient la mort, et que les pin-ups devaient sans cesse les faire se laver. Des petites cages de bain étaient ainsi pratiquées dans le sol, par lesquelles on les descendait ou poussait lorsqu’ils refoulaient trop. Quand j’ai commencé à comprendre les de telle sorte que du pourquoi du comment, avec toutes les mines fléaux biologiques guillotines pressoirs seringues hypodermiques garrots poires d’angoisse faux cocktail Molotov cigarettes-revolvers sas de décompression crochets de boucher qu’on vénère ici, sur des petits autels –avec coussins cadeaux et un antivol-, j’ai trouvé qu’il serait bon que je cache des morceaux de poulet sous mes aisselles. Après quelques jours on m’a invité à descendre.

 

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L’eau s’arrête de couler et c’est l’évier qui semble s’allonger sous la pression, happé par le silence je me redresse en m’accoudant au bord de la baignoire, suivant les surfaces métalliques mastiquées ou pompées de l’intérieur, après un réarrangement constant et infime entraînés les volants l’obturateur le tube, être pissés d’un jet court, penchant la tête vers mes genoux que je relève m’apprêter à sortir lorsque la force de déformation est suffisante pour arracher l’évier à la baignoire, soudain tiré à la verticale sous l’effort de câbles qui l’auraient marionetté de plus haut que le plafond, comme sur des jambes par manque de densité osseuse monte en se contorsionnant sur ses deux conduites d’arrivée d’eau, tandis que le pommeau de douche s’élance à la perpendiculaire si vite qu’il ne peut s’empêcher de pivoter lorsqu’il atteint toute sa longueur, balayer la surface du plafond.

Comme il est plus facile d’entraîner chaque mur en faisant propager une série de petites bosses plutôt que de les tirer ensemble, la tuyauterie a des contractions, la zone d’arrachement s’étendant ainsi à chaque sollicitation, le déplacement des dislocations se faisant par palier net aisément situable, jusqu’au point d’effondrement –assis dans ma baignoire au milieu de la rue– autour dissipé le bâtiment la plomberie seule se lève au-dessus de moi, puis roule en arrière, puis revient à moi.

Le choc donnait naissance à des échos en forme de taupinières sur la partie supérieure et les arètes de l’immeuble voisin, la tuyauterie s’animait avec une si grande force sous la façade que celle-ci ne pouvait s’empêcher d’accompagner cette circulation, et lorsque d’un mouvement lent de tout l’immeuble –s’essorer– elle le craqua à son tour, se fut en s’écoulant et pour ainsi dire brancher ses tuyaux à la première libérée, qui s’en trouve renforcée et d’assurer son équilibre commence à marcher.

Alors que ce mouvement forçait les tubes à décrire entre eux des tressages dont le dessin se modifie à chaque seconde selon la traction, le cisaillement, les cassures, des contrepoids les élevaient tout à coup aussi haut qu’il se pouvait, les repoussaient vers l’extérieur puis les rabaissaient, l’approche de la tuyauterie animant les canalisations qui entrent dans son périmètre la rue déchirée de profondes crevasses, les côtés de chaque immeuble semblant reliés entre eux par un arbre sont poussés et tirés alternativement, avant, au moment où les pompes transmettent un ultime mouvement mécanique, rotatif ou rectiligne, d’être vidés par succion de leur plomberie, et sombrer.

 

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Prisonnier au haut d’une tour dans un appartement en train de se vider pour la circonstance. Le plafond en petits groupes a des tentacules qu’il déploie jusqu’au sol, entourés d’une musculature longitudinale et d’une musculature circulaire –il s’enroule en s’allongeant et se rétracte en balayant tout le tentacule semble se contredire– afin d’envahir sans solution de continuité entre leurs mouvements, tandis que des bandelettes ciliées acheminent au long de leurs parois la nourriture au bec, les matières les plus grosses sont rejetées. Le sol désastre. En pieux, chiffons, éclats d’os, sommier à ressorts, carapaces de tortues, bris de verre, armures, perles.

 

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Je commence à m’échapper. Le plafond tentacule pour se nourrir.

Je commence par saisir un tuyau du radiateur en passant mon corps par la fenêtre, mais les pierres du mur suintent et à peine appuyés mes pieds en glissent, je préfère m’attacher au radiateur et faire des nœuds au long de mon corps, selon la méthode traditionnelle on fait une boucle qu’on appelle le puit et le serpent sort du puit, fait le tour de l’arbre avant de rentrer dans le puit, mais ces nœuds tiennent par tension et se desserrent facilement dès qu’ils n’ont plus mon poids, particulièrement où je noue des membres de dimensions différentes –ma hanche à ma cheville– à la moindre bourrasque c’est l’échevellement –tendon, os, veine, poisson, rembourrage, graisse, prothèse– aussi me faut-il me faire une boucle d’un côté avant de me saisir à pleine main de l’autre et me croiser alternativement à tous les éléments de cette boucle, jusqu’à ce qu’il me soit possible de m’y asseoir pour me hisser ou descendre sans qu’elle se défasse, je n’ai plus qu’à continuer jusqu’au sol, brutalement attaché à la moindre traction, autrement je coulisse bien à la main, me contentant par de beaux accroche-cœurs d’écarter un membre abîmé qui raccourcissent mon corps, sans le couper. A terre en virant au coude et à la paume je prends le temps de bien me lover autour de mon avant bras, enroulé de telle sorte que ne m’emmêle ni me tords, et une fois plié je me sauve en longeant les murs.

 

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Lorsqu’elles ne partent pas en manif, elles se plaisent à parcourir le pays sous l’apparence de filles-cygnes, on peut les voir se réunir autour d’un lac et quitter leur plumage, en chantant « L’aiga de rosa te fera morir, pecaire… ». Je suis le malin qui en profite pour le dérober à l’une d’entre elles et peux dès lors m’en faire obéir, l’agenouiller sans défense, la tenir dans l’obligation de me subir comme j’ai éprouvé son patron.

Do It Yourself

01/04/2010 - 13:31



Do it yourself

 

 

Dans ce temps là ma tête n’avait qu’une seule veine, mon sang coulait avec une si grande force que je ne pouvais m’empêcher de l’accompagner : ratatiner, m’emplir, ratatiner, m’emplir, ratatiner, … je réalisais les secousses qui m’animaient.

 

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Lors de son passage toute proie me dévie fortement. Si elle me tourne autour elle va avoir tendance à déformer ma surface et l'entraîner dans sa rotation, jusqu'à me détacher un bout. Ainsi happée par une proie ma matière ne se décale pas sans élasticité et se résorbe à moi plusieurs fois avant d'être engloutie dans l'autre.

 

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J’avais un ventre avec la terre, et soulevé de terre. Notre ventre. Par lui le sol me relançait, il repartait de mon corps mais sans moi.

D’entortiller ses galeries la terre m’excave des intestins.

 

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Au niveau digestif, le plus souvent ils m’atteignent avec leurs mains (plus rarement à coups de pied ou de dents), ma peau accompagne leur coup en se relâchant dans les autres zones tandis qu’elle se roule en filaments où ils me touchent. Ces émissions s’étirent et se rétractent, ce qui leur permet de me ramper au long de la proie, à force de m’enrouler autour pour l’immobiliser et augmenter la surface de contact entre elle et ma membrane digestive elles m’essorent, appliquant ainsi un film de fines gouttelettes : le film se disperse et se réassemble dans la peau, se mélangeant à l’aliment cette langue le malaxe tout en permettant de m’y ancrer. Lorsqu’il cède sous l’adhésion de ma membrane, par répercussion celle-ci s’invagine, je n’ai plus qu’à ingurgiter : la paroi musculaire se rétrécit puis propulse la portion de langue et de nourriture lentement vers la suite du tube digestif.

 

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Du doigt, en me frottant la peau, je parviens à l’excaver. Suffisamment profond le trou suinte de telle sorte que son opercule se réduit sans jamais pouvoir se refermer. Je peux alors m’y incorporer un grain de sable et m’en servir dans la masse du liquide comme balancier, les percussions du grain contre les parois me permettant de déterminer si je monte ou descends un escalier, me penche ou me rétablis. Mais le grain malheureusement constitue un perfectionnement si sensible de mon être qu’il subit des secousses au moindre son, mon sens de l’équilibre prenant le développement d’un organe de l’audition.

Il me faut alors travailler ma stabilité en toutes circonstances d’audition. Par exemple, alors que je me trouve les épaules plongeantes, un hurlement m’étend les deux jambes en coup de frein. Ou encore lorsque d’accélérer je cabre, rejetant tout le poids de mon corps sur mes fesses et la tête fuyant en arrière, le crissement d’un gravier me tire le sol vers le ciel. Il s’agit alors de réduire l’angle qu’ont les fréquences sonores avec les secousses de l’horizontalité, cela me donne moins de plongée mais aussi de cabrage, car de s’égaliser son et équilibre s’appuient mutuellement et allongent la période de suspension entre chaque appel du pied, m’intimant une allure dilatante dans la course, qui n’ajoute pas de pas au pas, mais m’immobilise. Puisque je ne peux évidemment pas accélérer ou détendre la pression à l’intérieur du grain, je modèle mon sexe en le roulant avec les doigts, mais comme je ne parviens pas à suffisamment l’amincir, pour en faciliter l’introduction je dois tirer le pavillon de mon oreille. Dans le conduit le sexe se maintient encore comprimé quelques secondes, avant de s’adapter de lui-même aux parois.

 

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La marmaucha Mudi-esquia - on parle de cette bête (marmaucha) de l’embouchure de l’Adour jusqu’au nord du Marensin lorsqu’on retrouve un cadavre évidé de son échine et certains os ; comme on voit la bête après avoir tué un homme marcher debout, mais galoper quand c’est un cheval, on pense qu’elle emporte les échines pour en changer.

 

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Peu après la métamorphose, je gagne la ville : je m’attaque aux voyageurs de préférence en mauvaise condition, en me fixant sur eux par ma bouche. En ventouse avec, à l’intérieur de sa lèvre circulaire, ses rangées concentriques de dents, je perce la peau de ma victime par raclage et suce le sang. Puis la pâte s’approfondit et je pénètre à l’intérieur du corps que je dévore complètement au moyen de ma langue râpeuse. Lorsque le voyageur est affaibli, je me détache et vais en choisir un autre.

 

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Pour assimiler ensuite la proie à mon sang, sans trop fatiguer les aires d’échange, j’ai des rehauts. Dans un segment du tube digestif qui contient une abondante quantité de liquide, l’air coince par des spasmes et des coudes ; le procédé consiste à effectuer des rotations du volume intestinal, les gaz cognent alors et dans leur tentative de passage valdinguent l’intestin d’une veine sur l’autre.

 

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Ensuite il me pousse des yeux. Les adultes peu après la poussée des yeux se laissent emporter par le courant et meurent.

 

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J’en profite pour passer une annonce. Je vends mes os.

Mes os permettent d’atténuer les coups forts, sans endommager leur environnement. Ils s’adaptent à la forme du poing ou des dents, assurant une excellente réception et accompagnant le corps étranger en moi. La texture de mes os, lorsque l’on me coupe, particulièrement lisse et douce, offre un contact agréable et ne procure aucune gène. Ils sont idéaux pour des activités en milieu violent.

 

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L’œil tourne en se dédoublant par le milieu, avant de restituer sa pupille sur une position plus centrale. Dans le même orbite les deux sphères se gênent, mutuellement elles se repoussent. Mais sous l’effort de la pupille qui tire dans tous les sens, comme affolée, par un bercement léger, la différence de pression entre les deux globes augmente et crée un appel de substance qui atténue leur ligne de contact et les canalisent, après quelques crispations ne me regarde plus qu’un seul œil. Se maintient un dénivellement du globe oculaire.

t'as manger

t'as manger

défiguration libre et autres comportements moins nuancés

Les équilibres

04/03/2010 - 11:26



Les équilibres

 

 

 

Du côté où je bascule les bourgeons s’épaississent puis s’écoulent jusqu’au sol, lorsque je m’y appuie les membres opposés se rétractent ou se détachent tandis que je me propulse dans un autre sens, sans cesse ces jambes vont et viennent, l’une pousse avec une si grande force que je ne peux m’empêcher de m’amaigrir, l’autre se résorbe et me regonfle. Quoiqu’elle gauchisse, ma tête doit persister : mes enfants ont encore le poumon avec elle. Parfois en marge, qui ne s’articule pas à une de mes hanches, se matérialise une jambe, elle ondule faiblement comme si elle se demandait où frapper, avant que je ne l’absorbe pour me rattraper.

 

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Dérangé, pouvant courir à pleine vitesse en changeant constamment de direction, je disparais de vue instantanément. Je fantôme.

 

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Sur mon dos la boule coupante essaye des emplacements qui lui conviennent, à mesure qu’elle ouvre ma peau son aire de déplacement se réduit, jusqu’à ce qu’un ensemble de lésions s’engorge de sa pâte et la stabilise. Elle parfait son ancrage en sécrétant un ciment qui s’écoule en moi en durcissant, au point de contact cette salive me corrode avant de sécher, allongeant ainsi un tube apport après apport, chaque injection provoquant une violente suée de pattes qui m’aiguille et m’immobilise, plus cette tête est formée plus la boule est fixée. Elle peut alors, pendant toute la durée de son repas, alternativement aspirer mon sang et réinjecter de la salive de manière à agrandir la poche ainsi creusée sous ma peau jusqu’à ce qu’elle atteigne une ou plusieurs veines, qui crèveront et augmenteront directement sa tête.

Ces boules se fixent si bien qu’une traction directe leur arrache souvent la tête, laquelle peut pourrir indéfiniment. Pour disloquer le ciment j’ai à m’agiter sur le dos et ainsi le faire tourner. Avant de l’extraire. Ce qui ne suffit pas toujours.

 

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Mes pattes brisent la gravité, à l’entour le sol change d’origine. Avec quantité d’expansions et de résorptions dans sa continuité. Quand l’horizontalité est ainsi remuée j’observe, pendant que le sol sous moi reste parfaitement fixe et inébranlé, autour il oscille presque imperceptiblement avec le mouvement de mes pattes. Lorsqu’elle approche, en général le sol modifié reste tendu et uni d’immobilités réflexes donnant une illusion qui occupe la proie, elle tombe soudain vers le haut. Alerté par le choc de sa chute puis ses débats pour trouver une nouvelle source d’appui, j’accours par les lignes fermes sur lesquelles je peux me déplacer sans me faire happer moi-même. Je sais aussi détecter la position d’une proie immobile en impulsant une vibration et en analysant l’écho en retour : mes pattes ne se soulèvent pas en même temps. Il est fréquent de rencontrer des segments qui s’élancent en étoile, des rayons enfonçant l’horizontalité à distance alors qu’elle se maintient à proximité, mais je n’ai qu’à tanguer pour tirer dessus et échanger aisément, en masse, ces intervalles quand l’occasion l’exige, par exemple lorsqu’une proie se ramène.

 

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Menacé je ne fuis pas je tremble si bien, le sol vibre on ne le suit plus suffisamment pour me voir. Nous me trompons.

 

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Je me nourris presque exclusivement de montagnes, dès qu’elles s’empêtrent par une gravité divergente j’escalade leur arête en dévaginant mon estomac, qui se pétrifie au contact de la roche et peut ensuite la tirer lorsque je reviens sur mes pas entre mes fesses qui s’appellent et s’écartent, et ainsi broient, en m’avançant.

Mon système digestif comprend un gros anus dorsal contractile d’où la roche est expulsée vers ma tête, et neuf à seize paires d’estomacs latéraux qui fossilisent et envoient vers l’arrière dans un intestin ventral. Si un animal passe à proximité mon estomac l’empale, il reste embroché et mon anus attend qu’il raidisse pour le concasser.

Certains de mes estomacs circulent en durcissant dans le sol essentiellement horizontalement, et d’autres encore verticalement (ce sont ceux qui laissent des monticules caractéristiques en surface.)

 

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Dans le cas où la température ne m’est pas bonne et la nourriture rare, j’ai des bulles qui crèvent en accumulant leurs résidus jusqu’à former une sorte de tube, des cils finissent par battre et lui permettent de s’orienter, et lorsque ce petit bourgeon réalise tout ce que je fais, je peux m’y communiquer en me séparant de mon corps, pour y mener ma vie.

 

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A la moindre alerte mon prédateur est plongé dans le sol. Lorsqu’il réapparaît soit je ne suis plus là, soit il pelote facile à récupérer.

 

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En colonies chacun de nous ne peut exercer de traction que sur les fils qui font pivoter l’ensemble des dimensions, qui donnent axe à travers un volume qui peut contenir plusieurs planètes, sans quoi toute la torsion donnée au piège peut se redresser brutalement et nous couper les uns des autres. Mais nous ne nous distançons pas facilement et resserrons repousser un ou plusieurs dont nous sommes détachés, et certains sont même capables de reconstituer à partir de leur piège, avec les proies qu’ils auraient dû prendre, tous ceux qu’il implique.

 

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Mes pattes postérieures plongent pour me préparer à bondir, alors que mes estomacs s’étalent autour du sol afin de percevoir à la ronde les trépidations du gibier qui s’empêtre. Mais c’est le gibier qui n’hésite pas à bondir à moi, se dirigeant dans son bond en évitant les changements de gravité, jeté sur l’une de mes pattes il la saisit dans sa bouche et fait effort pour m’extraire, d’un élan soudain et de trop courte durée pour me soulever du sol, à peine il me soubresaute car tout entier hâte il lâche aussitôt prise. S’il persiste je lui happe la nuque.

 

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Il bondit, happe une patte, tire à lui, moi tenant bon le plus souvent, entraîné parfois au-dessus du sol, mais aussitôt j’y rentre à la faveur de mes pattes qui s’écoulent vers l’arrière.

 

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Expulsé je lance mes anus dans le vent. Qu’ils s’y accrochent et m’entraîne, me blottir dans ses coins. Mais le gibier me paralyse d’un coup de sexe dans le thorax.

Des petits tonnelets en terre gâchée regroupés en abri, chacun contenant l’un de nous aux pattes sectionnées en compagnie d’un œuf.

a peut - être un rapport::

Je peux mettre ma truite dans ton vivier?

21/01/2010 - 00:42

J'ai faim comme si chacune de mes têtes était étanche

l'équilibre a besoin de se tromper

 

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Songe à ce que serait pour le caoutchouc de ta bouche

toi qui es à la paralysie des étoiles

le roulement sucé des bacs à ordures

 

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Je peux mettre ma truite dans ton vivier?

 

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La pierre courait en femmes

la tête à demi-corrodée par l'âme

nous allions caresser la merde en nous pour autre chose.

 

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Alors, on veut râper mon gruyère?

 

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On ne nous a pas appris

le seul exercice qui pourrait nous sauver

apprendre à nous sustenter de notre queue.

 

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Les encocher du courant profond des rocs

-aucune issue qui ne l'ouvre d'abord vers lui-même-

tu cherches à parler au cordeur de voix.

 

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la légèreté comme par une ventouse

à l'endroit où les deux robes se joignaient

 

Klaus toujours tu m'interrasses

09/01/2010 - 00:12

festival d'Uzeste Musical 2009, 7ème partie.
Bernard Lubat, Daniel Van de Velde, Big Band Jazzcogn'Aquitaine, Beñat Axiary, Michel Ducom, Méryl Marchetti, Jazz bal, François Malarange...

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